La boîte de Larisa

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En passant dans le hameau de Amnach, mon accompagnateur s’arrête pour saluer une vieille dame Paraschiva dont la fille Larisa Grecu s’est enfuie de la Roumanie de Ceausescu vers l’Allemagne pour y retrouver son fiancé, un dénommé Gerger et ce, en 1987.
 Depuis, plus de nouvelles !
 
Nous entrons dans la  petite maison qui n’a pas vraiment changée depuis des lustres avec ses meubles en bois, ses tapis et son éternel « Enlèvement du sérail » accroché au mur !
 
Dans la chambre de la jeune femme, à coté d’un Pentacon 6 TL, un géant d’acier attend depuis un quart de siècle.

Pentacon Six Larisa Grecu Histoire de la photo studio-plus.fr

C’est un agrandisseur Meopta Magnifax !

Il est magnifique dans sa position de gardien des 5 boites en carton. Celles ci sont de différentes tailles et la vieille dame m’autorise à y jeter un œil.
 
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D’abord, des négatifs en vrac, des papiers cellophanes, une publicité Azomures et des photographies, certaines écornées, tachées, mal séchées comme des esquisses, comme si le temps allait manquer.
 
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Mais je remarque aussi un certain ordre, comme ci la personne qui les a tirées, en fait, avait essayé de préparer une présentation de ses images ?
 
 

Une boite de tirages Agfa

Cette causerie photographique d’aujourd’hui aura pour sujet une partie du contenu de la boîte Agfa .
 
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Tout de suite, me vient à l’esprit le travail de quelqu’un qui s’est essayé au laboratoire, à la manipulation du négatif ou du tirage.
 
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Cette personne aura-t-elle connue Gheorghe Lazaroiu, le petit maître du laboratoire  de la ville voisine dont un article a été repris dans Studio-plus ?
 
Possible, mais l’œuvre de Gheorghe est plus centrée sur quelques personnages dans différentes hypostases.
 
Là, les photos sont plutôt indépendantes les unes des autres comme si l’auteur n’avait pas voulu que sa vision personnelle soit cataloguée.

Seulement alors, comme l’a écrit le Dr Otto Steinert, serions-nous dans la troisième étape, selon sa conception hiérarchique du domaine photographique élaboré par son mouvement Subjektive Fotografie des années 1950, à savoir la création qui reste figurative ?

 

Ajouterais- je que ces épreuves me semblent démontrer une pointe d’humour.
 
A vous de juger !
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En quittant Madame Paraschiva, après avoir cédé à la tentation du petit verre d’alcool de prune appelé Tsuica (tsouiika), je me promets, si l’occasion m’est donnée, de parler du contenu des autres boîtes et enveloppes en attente d’inventaire.
 
L’œil de verre du Magnifax brille de tout son 4.5/105.
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Ellge .Sibiu le 1er avril 2011
 

 

 

Dernière modification le Mardi, 17 Janvier 2012 15:36

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