Nous la ressentons profondément, cette vie, alors que notre appareil est braqué sur une touffe de mousses ou un lichen aux formes figées. Cette minuscule poussière grisâtre ne nous échappe pas, cette poussière de spores, génératrice de vie nouvelle. Nous essayons de percer ses mystères; nous la poussons dans ses retranchements. Nous ne passons pas à côté d'un vieux mur, d'une vieille bâtisse délabrée, d'une écorce d'arbre vermoulue, les mains aux poches, indifférents I
Tout prend une dimension nouvelle, un intérêt particulier en photographie rapprochée. Il faut savoir observer ou plutôt, apprendre à réserver et cela, grâce à la photographie.
Observer pour photographier mais aussi photographier pour observer !
La vie, disions-nous ? Que trouver de plus mort, de plus froid, de plus inerte qu'un caillou ?
Mais en l'observant de plus près, n'y a-t-il pas des débris de coquillages, de minuscules foraminifères marins, ceux-là même qui, des millions d'années auparavant, participèrent à sa formation ?

Vie passée, vie présente, rien n'échappes à l’oeil avisé du photomacrographe.
Un insecte ? le voici devant nous avec des proportions inhabituelles. L'inoffensive fourmi, si minuscule. se métamorphose en un étrange animal tenant davantage du monstre que des discrets hyménoptères.
Le monde vu à la loupe prend une dimension nouvelle ; nous changeons d'univers, de milieu, le dépaysement est complet.
Ravissement ? épouvante ? Le monde rapproché ne nous laisse jamais indifférents.

Le matériel a évolué, les techniques de prises de vues se modifient.
Les problèmes soulevés par cette discipline aussi riche et vaste sont nombreux, faites des essais, et progressez dans cette voie passionnante, les plus extraordinaires réalisations sont à votre portée.




