Index de l'article
Photo argentique
1 - Comparaison numérique vs argentique en noir et blanc
2 - Développement des négatifs : comment obtenir des négatifs impeccables
3 - Les objectifs Leica 50 mm
4 - Une nouvelle notion depuis les années 90 : le bokeh
5 - Le Leica M6 Classic
6 - Quel 35 mm argentique choisir ?
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2 - Développement des négatifs : comment obtenir des négatifs impeccables

En effectuant une pose précise de la prise de vue

Une exposition optimale assure la meilleure qualité d'image et la meilleure exploitation de la sensibilité du film avec une densité moyenne et des parties claires (ombres du sujet) conservant suffisamment de détails. Le temps de développement conditionne la densité du négatif mais aussi et surtout son contraste. Pour obtenir un cliché tirable au mieux, il est possible de compenser, par le développement, des écarts de contraste dûs à des facteurs variés : type de sujet, éclairage, agrandisseur, etc...

 

En utilisant toujours des bains en bon état

L'épuisement aussi bien par l'action de l'air que par le nombre de films traités est rapide sur de petites doses de produits. L'utilisation du révélateur en solution pure pouvant être réutilisée, on s'obligera à noter le nombre de films développés et à compenser l'usure du bain en augmentant la durée de développement (voir abaque fournie avec le produit). Cependant, une solution ayant déjà été utilisée, ne donnera jamais d'aussi bons résultats qu'un bain neuf. Il en est de même pour le fixage qui sert à rendre les négatifs durables. Ainsi ne faut-il jamais économiser sur les solutions. En cas de doute, il vaut bien mieux jeter le bain.

 

Pour éliminer toute source d'erreur et obtenir des résultats constants à chaque développement, il est possible d'employer des révélateurs utilisables qu'une fois (appelé aussi à bain perdu) comme le D-76, X-tol, ID-11, Microphen, Rodinal et bien d'autres... Cette solution a de multiples avantages :

- les résultats sont plus réguliers du fait de l'usage "1 fois"
- la définition est augmentée -le grain est plus fin

- la montée des fortes densités est retardée et dans le cas de sujets à fort contrastes, dont les hautes lumières sont souvent surexposées, les clichées obtenus sont mieux équilibrés et plus facilement traduisibles sur papier.

Une fois dilués, ces révélateurs ne peuvent être utilisés une seconde fois.

 

En surveillant la température des bains

La réaction chimique qui s'effectue au niveau du développement est accélérée par une élévation de la température, inversement elle est ralentie par le froid. Les durées sont généralement données pour une température de 20°C, température optimale qu'il est bon d'utiliser pour tous les bains de la chaîne de traitement (lavage compris si possible)

 

En agitant régulièrement au cours du traitement

Pour que l'action du révélateur soit uniforme, sur toute la surface du négatif, il faut que le révélateur soit renouvelé fréquemment au contact du film. Une agitation excessive peut provoquer un surdéveloppement, elle doit donc avoir lieu à un rythme régulier et reproductible.

On entend par agitation intermittente : 4 renversements de la cuve toutes les minutes

 

 

Pour éviter les problèmes de développement :

- développer les négatifs en suivant à la lettre les instructions du fabricant du film pour des négatifs moyens devrait théori­quement toujours donner de bonnes pho­tographies. Mais parfois, le processus standard ne suffit plus : les photos auront trop de grain ou seront trop claires ou trop sombres, trop dures ou trop plates. Une bonne compréhension de ces règles est nécessaire si on veut les transgresser pour obtenir les résultats recherchés. Ainsi, le photographe qui obtient cons­tamment des négatifs trop denses peut les éclaircir en modifiant la durée du développement. Et même s'il pense que l'exposition a été mauvaise, il enfreindra volontairement la règle de l'obscurité absolue et pourra contrôler les opérations sous lumière inactinique ; il peut toujours choisir une autre alternative en cours de développement, si besoin est.

- quelles que soient les circonstances et les modifications apportées, le but reste le même : obtenir la densité et le contraste « normaux » et le moins possible de grain (si l'opérateur a d'autres ambitions, c'est au moment du tirage qu'il convien­dra d'agir, et non au cours du développe­ment). Les nombreuses méthodes permet­tant d'atteindre ce triple but se recoupent presque toutes. La densité, qui définit le degré d'opa­cité de l'image, est influencée directe­ment par le laps de temps pendant lequel le film reste plongé dans le révélateur. Le négatif sera d'autant plus dense que son séjour dans le bain sera long et d'autant plus clair qu'il restera immergé moins longtemps. On peut également modifier la densité en changeant la température du révélateur, mais il est préférable d'interve­nir sur la durée du bain.

- un autre facteur peut influencer la densité de l'image : c'est le degré d'agitation que reçoit le film pendant le développement. Cependant, on ne fait pas varier l'agitation pour contrô­ler la densité comme on intervient sur la durée ou la température ; au contraire, on agite avec régularité pour garantir un développement uniforme de toutes les parties du film.

- créé par la densité plus ou moins forte des différentes parties du négatif, le con­traste est affecté par les mêmes facteurs qu'elle. Toute modification qui accroît la densité a généralement pour effet d'ac­croître le contraste. Le grain est aussi étroitement lié au contraste. Plus celui-ci est fort, plus il y a de grain, et on utilise les mêmes méthodes pour le modifier.

- un autre moyen de contrôler la qualité du négatif porte sur le choix du révéla­teur. Les révélateurs normaux sont conçus pour créer des gradations uni­formes de valeurs de gris (c'est-à-dire un contraste normal), avec un grain modéré dans toutes les parties du négatif. Cependant, il existe des révélateurs spéciaux qui agissent rapidement sur la densité et le contraste, en réduisant la durée de développement. Ces révéla­teurs « énergiques » compensent les sous-expositions en concentrant leus ac­tions sur les hautes lumières. Avec les révélateurs à grain fin, on obtient des négatifs à partir desquels on peut tirer des agrandissements géants. On trouve également dans le commerce d'autres révélateurs conçus pour accroître ou dimi­nuer le contraste.

- la plupart des facteurs affectant le négatif étant étroitement liés, le photogra­phe trouvera peu à peu divers moyens d'adapter ces principes en fonction du résultat qu'il recherche. Il ne s'agit évi­demment pas de déroger inconsidéré­ment aux règles établies. On ne doit s'écarter des normes qu'en cas de néces­sité absolue, et avec circonspection, de façon à obtenir un négatif qui soit aussi près que possible de la normale.

 

Les solutions chimiques qui agissent sur l’image

Le meilleur moyen de s'assurer contre les mauvais négatifs est encore d'acquérir une connaissance pratique en matière de révélateurs — composants, qualités et limites. Le photographe saura ainsi ce qu'il doit attendre de telle ou telle formule, comment il peut modifier les résultats et sur quelle marque il doit porter son dévolu.

Le plus important des composants de tout révélateur est l'agent chimique développateur, dont le rôle consiste à libérer les cristaux d'argent métallique de l'émulsion.

Ces cristaux contiennent des atomes d'argent associés à des atomes de bromure pour former un sel sensible à la lumière : le bromure d'argent. Lorsqu'ils reçoivent la lumière au cours de l'exposition, les cristaux de bromure d'argent subissent une transformation chimique partielle. Les cristaux exposés, qui constituent l'image latente, fournissent à la substance révéla­trice une zone d'action toute préparée. Cette substance décompose les cristaux exposés en leurs éléments simples : l'ar­gent métallique, qui se fixe pour former les parties sombres de l'image, et le bromure, qui s'associe chimiquement au révélateur.

Parfois, on utilise un seul agent développateur, mais le plus souvent on se sert d'un mélange de deux agents dont les propriétés se complètent, comme on peut le voir sur les photographies d'un bac à douche. Un des mélanges possibles se compose de Métol et d'hydroquinone. L'absence d'hydroquinone peut entraîner une perte de contraste par rapport à un négatif normal. L'ab­sence de Métol peut faire que l'image n'apparaîtra pas au cours du temps de développement habituel .

Au début du développement, l'action chimique est lente ; on ajoute donc un « accélérateur », à défaut duquel le négatif sortira sous-développé .

Une fois amor­cé, le processus chimique est rapide au point que même les zones non exposées se trouveront développées si on n'inclut pas un « retardateur ». En l'absence de celui-ci, le négatif sera surdéveloppé .

Enfin, le révélateur se détériore à l'air, et des sous-produits se forment qui affaiblissent son action et peuvent décolorer le négatif ; on ajoute donc au révélateur un produit antioxydant, dit « préservateur ».

Pour les films à sensibilité forte ou moyenne et normalement exposés, le meil­leur révélateur est celui qui donnera le contraste normal avec un grain moyen : Kodak D-76, llford ID-11 et Acutol. On peut obtenir un grain plus fin, mais au détriment du contraste et de la sensibilité du film, avec des révélateurs tels que Kodak Microdol-X .

 

Charte de développement noir et blanc : www.bw-reeltime.com