Blog

Studio-Plus / Art photographique  / Les nus de Willy Ronis (1910 – 2009)

Les nus de Willy Ronis (1910 – 2009)

 Willy Ronis, comme ses collègues Robert Doisneau, Henri-Cartier Bresson et Brassai est plus connu pour ses instantanées des rues de Paris, ses habitants, amoureux, enfants.

Willy Ronis, sa vie, son  oeuvre

Nicolas Sarkosy n’a pas hésité à en faire l’éloge de Willy Ronis en le qualifiant de photographe humaniste “témoin des aspirations sociales après la deuxième guerre mondiale et poète de la vie simple et joyeuse”.

Sous la pression de son père retoucheur puis photographe (qui ouvre son studio à Paris) Willy Ronis a suivi des cours de droit à la Sorbonne et parallèllement des cours de musique (il voulait devenir compositeur).

Son père tombe malade en 1932, il demande à son fils Willy de prendre la suite à son studio photo.

Willy Ronis ne s’intéresse pas à la photographie conventionnelle par contre il se passionne pour les expositions photographiques.

Avec la montée du front populaire Willy Ronis pratique le reportage avec assiduité (mouvements de foule, fêtes populaires…).

Après la 2ème guerre mondiale il entre à l’agence Rapho et collabore avec divers magazines dont Time et Life.

Il enseignera à l’école des Beaux-Arts d’Avignon, puis aux Facultés de Marseille de d’Aix-en-Provence.

Aujourd’hui les photographies de Willy Ronis sont exposées dans le monde entier, ses images figures dans les collections des plus grands musées.

Intéressons-nous plus particulièrement à ses photos de nus

“Je bricole au grenier, il me manque une certaine truelle restée au rez-de-chaussée.
Je traverse l’escalier de pierre qui traverse notre chambre au premier.
Sortie de sa sieste, Marie-Anne s’ébroue dans la cuvette (on vas chercher l’eau à la fontaine).
Je crie “Reste comme tu es !” mon Rolleiflex est sur une chaise, tout près.

Je remonte trois marche et fais quatre prises, les mains tachées de plâtre.
C’est la deuxième que j’ai choisi, le tout n’a pas duré 2 minutes.
C’est ma photo fétiche, parue depuis lors sans discontinuer, ici et partout.

Le miracle existe, je l’ai rencontré”.

La composition est magistrale, elle dit la vrai joie de vivre dont notre époque est si tragiquement dépourvue.

Le miroir, la cuvette, le petit tapis, les craquelures sur le sol, voilà des cercles qui ne demandent qu’à dialoguer.

Willy Ronis parle de miracle, il a raison, c’en est un, que seul celui qui en a vécu un semblable peut comprendre.

Les nus de Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés, ce sont des déesses toutes simples de passage dans le vingtième siècle…

Liens externes

 

–> Photogriffon Willy Ronis

No Comments

Sorry, the comment form is closed at this time.