Author: Studio-Plus

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Edward Weston (1886 – 1958)

"Je ne vois aucune raison d'enregistrer l'évidence" (I see no reasons for recording the obvious) Edward Weston est un photographe américain, né le 24 mars 1886 à Highland Park près de Chicago dans l'état de l'Illinois. Il reçoit à 16 ans son premier appareil photographique, un Kodak Bull'eye n°2, mais très rapidement il s'achète un appareil d'occasion un 5x7. Jusque dans les années 20, il utilise un objectif anachromatique (flou artistique), mais dès 1921, il recherche à photographier des motifs abstraits, des angles de prises de vue, notamment des fragments de nus et de visages et pour cela il adopte la lentille convergente qui lui permet d'obtenir des photos nettes et piquées avec une très grande précision. En 1923, il s'associe avec un de ses fils et sa maitresse Tina Modotti pour exploiter un studio de portrait et ou il se spécialise dans le nu et les natures mortes. En 1927, il s'installe en californie et il crée le groupe F/64 en 1932 avec Ansel Adams entre autres. Le groupe F/64 rend la photographie très nette du premier au dernier plan ce qui correspond à la théorie de la photographie pure. Dans les années 30, il rencontre une autre femme qu'il épousera par la suite Charis et avec qui il réalisera de nombreux clichés de nus artistiques. Toutes les femmes qu'il a croisé tout au long de sa vie ont été pour lui source d'inspiration et lui ont servis de modèles, de nombreuses photos restent célèbres de nos jours. Atteint de la maladie de Parkinson 10 ans avant sa disparition, il cesse son activité de photographe et il meurt en 1958 en californie à l'âge de 71 ans. Edward Weston est un grand photographe de part la richesse de ses photos et il est incontournable. Ce nu est de 1936 très réussi ; le cadrage est parfait, le modèle légèrement décalé à gauche, seul un pied marque la droite, émergeant, clair, d'une zone d'ombre provoquée par le tronc, tout devient contraste et harmonie. Citations : « L'appareil photo voit mieux qu'un œil, alors pourquoi ne pas l'utiliser ? » « Je tire beaucoup plus de joie des choses déjà composées que je découvre dans la nature, que de mes meilleurs arrangements personnels » « Sélectionner est une autre manière de composer » « L'image existe dès que le photographe appuie sur le déclic » ...

Test Nikon D700

Son concurrent direct est le très prisé Canon 5D Mk II Il nous est apparu intéressant de regarder du côté de Nikon d’autant que les boitiers Nikon sont souvent mieux finis et plus agréables à utiliser avec une très bonne prise en main. Face au Canon 5D le D700 ne dispose que de 12 MP "seulement" diront certains. Son prix est aux alentours de 2 100 euros.   Points forts et faibles + Capteur full frame Rapide et maniable, idéal pour le reportage Très belle construction du boitier Autofocus réactif Mode rafale à 6 i/s Bon viseur lumineux Qualité d’image Le capteur est celui du D3 une référence ! 3200 ISO sans bruit ! - 12 MP c'est un peu juste Pas de vidéo Déclenchement assez bruyant Boitier assez lourd (presque 1100 grammes) Boitier en fin de carrière   Le Nikon D700 face au D300 le D300s, au prix de 1300 euros, possède un bon capteur CMOS de 12 MP APSC qui est moins performant que le D700 en hautes sensibilités il possède la vidéo le viseur est aussi lumineux et agréable que celui du D700   Pour cette photo de stage en studio, exposition : vitesse 1/125 ème à F8 : Vidéo en français :  ...

David Hamilton (1933 – 2016 )

David Hamilton est né le 15 avril 1933 à Londres. Ses oeuvres sont vendues à des millions d'exemplaires. Hamilton est considéré comme l'un des grands photographes contemporains, son travail est également très controversé. L'adolescence est au coeur de ses préoccupations; c'est pourquoi certaines de ses photos font scandale, on l'a accusé de trop se complaire dans la sexualité adolescente, et d'encourager la pédophilie ! Il paraît évident qu'il éprouve une attirance pour les jeunes filles en fleurs (dans tous les sens du terme), mais sa façon de les photographier est tellement respectueuse de leur pudeur et les met si bien en valeur qu'on ne peut lui contester son statut d'artiste. Les jeunes filles ne s'y trompent pas et s'abandonnent totalement à son objectif. Ses photos, qui ressemblent parfois à des tableaux, saisissent admirablement ce moment un peu trouble et fragile, quand une jeune fille devient femme. On sent dans chacune d'elle ce balancement, comme une hésitation, entre deux états; entre l'enfant et la future adulte, un moment éphémère qu'il restitue avec délicatesse. Les silhouettes sont pures, les traits fins et doux, les visages souvent sereins. Ils reflètent l'innocence, l'insouciance et l'éternelle jeunesse. Hamilton semble à la recherche d'un paradis perdu dont l'adolescence a la clé.     ...

Man Ray (1890-1976) : nus stylisés et portraits

Qui est cet étrange Man Ray dont les photographies ont fait tant de bruit des deux côtés de l'Atlantique ? Honni par les uns, admiré par les autres Man Ray est sans conteste une des personnalités les plus marquantes de la photographie. Pour comprendre son oeuvre, il faut connaître ce milieu de Montparnasse (après 1920) où à la suite de Picasso et de Braque, la peinture s'engageait dans des voies nouvelles, bannissant toute tradition, et où un groupe de peintres recherchait dans le cubisme ou le surréalisme une expression inédite pour des temps nouveaux. Epris de machinisme et de cérébralité pure, ils s'essayaient à les exprimer plastiquement par la géométrie des taches, le concept de beauté était en pleine évolution. « L'on confond l'idée de beau avec celle de plaisir. Le beau n'est pas le plaisir; l'œuvre d'art a pour seul but de créer chez le spectateur des émotions voulues. S'il existe des constantes de la sensibilité, il n'en est guère pour nos jugements de valeurs. Le jugement de plaisir ou déplaisir est parfaitement individuel. L'art n'a pas à se soucier de ce jugement-là, mais seulement de nous émouvoir ». Amédée Ozenfant. Il est d'autant plus curieux de voir cette tendance du surréalisme trouver une de ses expressions dans la photographie, que s'en éloigner fut précisément un des buts principaux des surréalistes. « L'art d'imitation est distancé par la photographie et le cinéma », disaient-ils, il faut donc chercher autre chose en peinture. L'art photographique de Man Ray procède exactement de l'esthétique surréaliste Nous ne comprendrons son œuvre qu'en la rapprochant de cette école. Il cherchait dans la photographie ce que ses camarades cherchaient dans la peinture et cela explique le côté « irréel » de ses études. Pour lui, la photographie n'avait rien de mécanique, on la compare volontiers aux caractères d'une machine à écrire tout aussi aptes que la plume à reproduire la pensée. Il exigeait qu'on juge son œuvre non pas selon la méthode employée, mais selon les idées qui l'inspiraient. Peu importe qu'on reproche à ses études d'être loin de la nature, d'être stylisées, de n'être plus de la photographie mais de la peinture. La seule chose qui comptait pour lui, c'est de savoir si elles avaient, oui ou non, de la valeur. Le peintre surréaliste, Man Ray, devenu photographe s'est fait l'alchimiste de la photographie Tous les stades du processus photographique lui suggéraient des formules nouvelles, l'attiraient dans les combinaisons les plus diverses du hasard; il choisissait attentivement les éléments d'une œuvre neuve. Expérimenter et...

Réaliser son autoportrait

Inévitablement, le photographe portraitiste se trouve un jour amené à affronter le plus dangereux modèle qui soit : lui-même. L'autoportrait exécuté par André Kertesz n'utilise pratiquement que des ombres mais révèle puissamment le caractère du sujet. Cependant, les traits et les détails physiques ne peuvent pas être totalement ignorés, car certains reflètent le caractère de l'intéressé, tandis que d'autres le masquent au regard du spectateur. Sur ce sujet très personnel, il doit apporter ce qu'il apporte dans n'importe quel autre portrait : une évocation qui permet par la pensée de se représenter le caractère du modèle. C'est cela qui cons­titue l'épreuve : comment nous voyons-nous ? Quel aspect de notre caractère souhaitons-nous faire ressortir ? Que dési­rons-nous estomper ? Quelle que soit notre approche, elle est essentiellement personnelle, tant en ce qui concerne les détails physiques et les aspects de la personnalité que nous voulons souligner, que le style photographique utilisé. Le double rôle de photographe et de sujet accroît la difficulté technique de la prise de vue. Pour commencer, l'image définitive doit être entièrement créée dans le cerveau du photographe. A moins d'em­ployer un miroir ou de faire appel à un remplaçant, l'artiste ne découvre dans le viseur de l'appareil que le fond et il lui faut imaginer la pose qu'il adoptera, l'expres­sion qu'il aura au moment où la photo sera prise. La mise au point peut égale­ment se révéler délicate, tout simplement parce que le photographe n'a rien de précis sur quoi mettre au point. Déclencher l'obturateur alors qu'on se trouve devant l'objectif ne constitue pas une grosse difficulté; on peut faire appel à l'assistance d'un ami, ou le photogra­phe qui pose comme sujet peut utiliser un déclencheur à distance. La grande majorité des appareils numériques actuels comportent un retar­dateur incorporé, qui actionne l'obtura­teur dix secondes environ après que l'on a appuyé sur le déclencheur; de la sorte, le photographe a le temps de prendre la pose. Ce dispositif n'est pas toujours sans inconvénient et le photographe dé­couvrira sur certaines photos que son ex­pression traduit simplement sa satisfac­tion d'avoir battu de vitesse le retardateur.  ...

Le musée d’Orsay autorise à nouveau les photos

Depuis 2009 il était interdit de prendre des photos au musée d'Orsay. A la demande de la ministre de la Culture et de la Communication, le président des musées d’Orsay et de l’Orangerie a pris la décision de lever l’interdiction de photographier dans les espaces des deux musées. Cette décision est applicable immédiatement. L’usage du flash, des perches à selfies et des trépieds reste cependant proscrit. Des restrictions peuvent aussi être prévues dans les expositions temporaires à la demande des prêteurs. Ils ont pris conscience que la pratique photographique existait, était massive et intéressante en favorisant le lien entre les visiteurs et les établissements et permettant à ces derniers de bénéficier d'une promotion, sans bourse délier, à travers les réseaux sociaux. Un musée qui interdit la photo aujourd’hui, c’est un musée qui est invisible sur internet, qui se coupe de toute une réalité mondiale, puisque tout va très vite sur le web. ...