Photo Argentique

Studio-Plus / Photo Argentique (Page 5)

Tri-X saga son look, son grain, sa texture…

Le film Tri-X 400 est un film de légende, le film emblématique le plus typé de Kodak, un grand classique dans l'histoire de la photo et ce depuis 1940. Ce petit article pour revisiter ce film avec son look bien particulier et inimitable. 400 iso, il est assez rapide pour faire face à la majorité des sujets, c'est probablement la raison pour laquelle il a été adopté par tant de photojournalistes et photographes talentueux de l'agence MAGNUM et bien d'autres comme Sieff, Sébastiao Salgado, Anders Petersen, Ralph Gibson, Don Mc Cullin, Joseph Koudelka, H.C.B...

Le rodinal utilisé en stand développement (à forte dilution 1+100…)

Quelques notions sur le Rodinal Breveté en 1891, le Rodinal est l'un des plus anciens révélateurs.  Autrefois fabriqué par Agfa, il est toujours produit en Europe par Adox, sous le nom de R09. Malgré son âge ce révélateur a encore beaucoup d'avantages. Pour commencer, il est liquide, économique, se conserve très bien et est facile à préparer : vous ne mélangez que ce que vous avez besoin.  C'est un révélateur one-shot. Contrairement au HC-110, ses dilutions de sens rationnel : 1 + 25, 1 + 50 et 1 + 100, sont faciles à mémoriser et à réaliser. La dilution qui m'intéresse ici en stand développement est le 1 + 100. Autre caractéristique rare : le rodinal, en stand développement, permet de développer des fllms différents avec un temps de développement identique soit 1H (en dilution1+100) en sensibilité nominale, 1H30 pour doubler la sensibilité (donc gagner 1 diaphragme), 2H pour gagner 2 diaphragmes. Quels résultats en attendre ? La première chose que vous remarquerez est que la netteté perçue de vos images sera améliorée en raison d'un effet de bords (acutance) où les zones les plus denses ressortent face aux zones de faible densité du négatif. Le révélateur non utilisé produit  des zones à faible densité plus diffuses face aux zones de haute densité, ce qui génère un effet compensatoire c’est à dire qu’il uniformisera la révélation des différentes zones du négatif. D’un point de vue pratique, le révélateur agira principalement sur les hautes lumières durant les 15 premières minutes du développement. Ensuite, durant le temps restant, le révélateur aura tout le temps de faire ressortir les plus fins détails dans les valeurs moyennes et les nuances les plus subtiles dans les basses lumières. La courbe du Rodinal présente un contraste élevé dans les hautes lumières et beaucoup de détails dans les ombres au détriment d’un contraste général faible Son pied de courbe est court, ce qui fait gagner en sensibilité L’effet compensateur est important : le révélateur usé stagne sur les zones de hautes lumières après les avoir développées rapidement et inhibe leur développement, tandis que le révélateur neuf prend le temps de travailler sur les basses lumières L’absence d’agitation fait stagner le révélateur usé sur les parties qu’il a développées, et empêche son renouvellement par du révélateur neuf L’acutance est élevée, elle se définit comme étant l’impression de netteté du matériau photographique. Elle revient  à mesurer la longueur du gradient de densité entre deux zones de densité bien différentes. Malgré l’évolution des technologies au cours son histoire concernant les émulsions et les révélateurs, le Rodinal a toujours...

Le grain argentique

Les reflex numériques peuvent produire des photos très lisses et très propres, même à une sensibilité ISO élevée.  Le  grain du film est en quelque sorte devenu une esthétique du passé sauf, bien sûr, pour les utilisateurs de film. Beaucoup de photographes ajoutent du grain avec un logiciel pour tenter de parvenir à une esthétique artistique qui est en train de disparaître avec l'image numérique moderne. Il faut dire aussi que les photos les plus prisées de l'histoire sont en noir et le blanc avec du grain. Certaines personnes pensent qu'il est artistique ou rétro d’imiter la photographie argentique en utilisant des filtres comme DXO film pack. Les  jeunes photographes n'ont pas la moindre idée comment utiliser correctement  un appareil argentique. Il est beaucoup plus facile pour eux d'essayer quelque chose de faux avec un ordinateur. Le grain argentique donne une certaine «sensation»  que la photo numérique « bien propre » ne peut tout simplement pas traduire même en utilisant un logiciel spécialisé. Il est absurde d'essayer de vouloir singer le film. Si vous trouvez que vos photos numériques sont trop lisses, plates, froides et réalistes :  faîtes de l’argentique ! Pourquoi la photo argentique produit un grain différent Le grain argentique donne une âme à la photo,  le grain et son placement dans la gélatine donnent du volume, une impression 3D. Le film produit un grain irrégulier qui dépend de l’exposition et de la densité. La forme du grain dépend du type de film (grain T ou non...

Tirage argentique vs scan de négatif

Cas pratique avec écarts de luminosités Pour pouvoir comparer un tirage d'après négatif réalisé en labo argentique avec son équivalent argentico-numérique (scan du même négatif), nous avons recherché un cliché avec une scène à fort contraste difficile à tirer. J'ai donc ressorti un négatif réalisé sur la plage de Deauville en 2006 en plein soleil d'été. Le problème de cette image, en contre jour, vient des reflets du soleil sur la mer et des écarts de luminosité importants entre le fond et le sujet qui apparait sombre sur un fond clair sur l'image brute (il s'agit d'un portrait de Marie-Christine notre Présidente). Conditions de prises de vue Date de la prise de vue : juillet 2006 Appareil à viseur type télémétrique 24x36mm Konica Hexar AF avec objectif 35mm F2 avec filtre gris neutre 2 IL 1/250 ème à F11 Film : Ilford HP5+ exposé à 320 Iso Révélateur Ilford ID-11 (identique au D76 de Kodak) dilution 1+1  à 20°C durée de développement : 13 mn Conditions du tirage au labo argentique Agrandisseur 35 mm Leitz Focomat 1C avec filtre anti-newton Objectif Meopta Meogon 50 mm F5.6 Filtres de contraste Ilford Papier Ilford Multigrade Warmtone Révélateur papier Ilford Warmtone Au labo argentique, tirage finalisé en 20x30 cm Autour de la silhouette on remarque des zônes claires ce qui donne un effet 3D, du relief à la silhouette qui se détache du fond (mais ce n'est pas très authentique) Il a fallu faire monter le fond en masquant le sujet avec la main (temps de pose : 4 mn pour la partie sous-exposée du  fond !) Les épaules sont un peu noires il aurait fallu réaliser un cache en carton 6 tirages en labo argentique ont été nécessaires pour arriver à l'image correcte ci-après Remarque : on aurait pu essayer de baisser le contraste du fond en utilisant les filtres multigrades pour faire sortir les demi teintes mais cela aurait encore augmenté la difficulté Numérisation du négatif : scan brut Ce scan brut a été réalisé avec un Nikon Super Coolscan 5000 Les réglages de l'exposition et de l'autofocus sont automatiques (ils sont pris en charge par le scanner) Format fichier : TIFF      Taille du fichier (en niveaux de gris)  : 38,9 Mo Comme toujours, avec ce scanner, on remarque les bandes noires sur les côtés A droite on remarque un ergot sur la bande noire : c'est un signe distinctif du Konica Hexar AF Les parties hautes et basses du négatif sont très légèrementy rognées ; dommage pour les amateurs de...

Reste d’un art Photographique bien à lui

Depuis quelques années, la photographie numérique a su prouver ses qualités incontestables. Par son prix et sa simplicité, elle a fait de l'ombre à la photographie argentique. Que reste t-il de propre à cette pratique de la photographie argentique ? Article rédigé par Nicolas Baudoux Enquête sur cette photographie qui n'a pas encore mis le voile sur sa chambre noire Un après-midi dans le passé. C'est là où Katherine Longly, photographe et animatrice, souhaite faire plonger les visiteurs. Une ambiance de chambre noire. La faible lumière rouge éveille une certaine nostalgie. Dans ce laboratoire aménagé au sein du Museum du Botanique à Bruxelles, certains visiteurs de l'exposition de Ghisoland – grand portraitiste au début du XXème siècle – peuvent venir réaliser des portraits sur du papier photographique. Exposer sa composition sur une surface photosensible et la plonger dans la magie du révélateur. Enfin, la fixer à jamais. Une manière de ne pas oublier le passé. Mais si ce passé faisait toujours partie de l'histoire ? Katherine Longly s'adresse aux enfants, « savez-vous ce qu'est une pellicule ? ». La réponse est unanime : c'est un non sans hésitation. D'autres visiteurs marchent de photographie en photographie à travers l'exposition, appareil numérique au cou, les yeux grands ouverts devant ces portraits géants. Ces clichés argentiques sont aujourd'hui ancrés dans un monde où l'apparition de la photographie numérique a totalement modifié les pratiques culturelles et marchandes de la photographie en tant qu'art. Avant l'apparition et, surtout, la démocratisation des appareils numériques, il existait principalement une photographie réfléchie, non ponctuelle et peut-être plus solitaire. Les photographies, autrefois collées dans des albums ou mis en diapos, sont aujourd'hui presque automatiquement partagées sur la toile, sans réel contrôle. La moitié des évènements figés par les Européens se retrouvent sur internet. Il y a une nouvelle volonté de montrer à l'univers entier sa propre vision du monde en images, au dépend d'une singularité d'avantage recherchée auparavant. La photo de la tour Eiffel sera mise en ligne, alors qu'une ou plusieurs photos similaires s'y trouve déjà. Les photos de vacances permettent de partager une expérience, qui suscite de moins en moins de surprise face aux nombreuses images déjà vues précédemment sur Facebook, Flickr, Google Images, etc. Une majorité des images aujourd'hui se rangent dans des normes qui en font des clichés stéréotypés et banals difficile à inscrire dans une histoire de la photo qui prône – ou prônait – l'originalité et l'individualité du cliché.   Révolution du plaisir Entre la photographie argentique et la photographie numérique, a débarqué une évolution technique qui n'amène pas forcément à une évolution esthétique – en...

L’agrandisseur : critères de choix

L'agrandisseur est l‘élément principal du laboratoire.  Les critères importants à l’achat d’un agrandisseur sont les suivants : La colonne doit être très stable afin que la tête de l'agrandisseur ne subisse aucune vibration ll faut que l'objectif de l’agrandisseur ait la même qualité optique que celui de l’appareil utilisé pour la prise de vue. Ce serait un tort que d’économiser sur l'objectif d'agrandissement Si l’on a I'intention de réaliser des très grands formats, il faut choisir un agrandisseur avec une grande colonne ou un modèle dont la tête puisse pivoter pour projeter l’image sur un mur ou sur le sol Le dispositif de réglage en hauteur doit être facile à manier tout en maintenant parfaitement la boite à lumière ll n’est pas indispensable que l'agrandisseur soit équipé d'un dispositif de mise au point automatique (ex : Leitz Focomat...