Mf Argentique Tag

Studio-Plus / Posts tagged "Mf Argentique" (Page 7)

Le bokeh

Pour un flou d'ambiance contrôlé Le bokeh (se prononce comme bouquet) désigne en photographie la qualité du flou d'arrière plan permettant de détacher le sujet de son environnement. Le terme est apparu dans les livres de photographie à la fin des années 1990. Le bokeh s'explique par une faible profondeur de champ, mais son aspect plaisant ou déplaisant dépend de la conception de l'objectif et plus précisément de la forme de son diaphragme. Ainsi, les plus grandes ouvertures permettent souvent les plus beaux bokeh grâce à l'aspect bien rond donné par le diaphragme et une transition plus franche avec la zone nette. Une notion subjective mais importante notamment à grande ouverture Finalement le bokeh désigne la qualité subjective de la zone de flou. Il est à noter que le mot bokeh en lui-même n'implique aucune connotation esthétique c'est pourquoi, lorsque l'on désire introduire une telle connotation, il convient de qualifier le bokeh en parlant, par exemple, de bokeh soyeux, ou au contraire rugueux. Les deux objectifs champions toutes catégories sur le plan de la qualité du booked sont probablement le Leitz F2 35mm Summicron (4ème génération) appelé aussi le king of bokeh et le Leitz Noctilux 50mm F 0.95. Le summar 50 mm F2, commercialisé en 1933, n'est pas en reste non plus  ! Le bokeh varie en fonction de l'ouverture utilisé et de la qualité de fabrication du diaphragme. Un diaphragme qui produit un cercle bien rond (donc avec beaucoup de lamelles) donnera normalement un meilleur bokeh. Un bon bokeh permet de réaliser des images glamour comme celle-ci. Exemples de beaux bokeh, les deuxième et troisième ont été prises avec un summar : Test de Bokeh : 83 objectifs analysés pour leur bokeh plus ou moins agréables Ce qu'il faut retenir sur les tests réalisés : les tests sur ce sujet sont assez subjectifs et les résultats divergent certains tests portent sur une moyenne des mesures réalisées à chaque ouverture d'autres tests s'intéressent plus aux grandes ouvertures enfin d'autres appréciations portent sur l'ouverture maximum qui donne un maximum de flou et donc le plus d'effet Les formules optiques changent peu, notamment la plupart des objectifs autofocus conservent la formule de leurs prédécesseurs, vous trouverez ci-après une synthèse de tests d'objectifs (notés de 1 à 10) concernant le bokeh (10 = le bokeh le plus agréable) : Bronica Zenzanon PS 150mm F4 : 7 Bronica Zenzanon S 150mm F3.5 : 9 Canon EF 85mm F1.8 : 7 Canon EF 85mm F1.2 : 9 Canon EF 100mm F2 : 7 Canon EF 100mm F2.8 Macro (non-USM) : 10 Canon EF 100mm F2.8 Macro (USM) : 7 Canon EF 28mm F2.8 : 7 Canon EF 28mm F1.8 : 5 Canon EF 35mm F2 : 7 Canon EF 50mm F1.2 : 8 ...

Pratique du moyen format argentique en studio – Livre blanc par Rémy Gautard

Plusieurs photographes de notre  association ont attrapé le virus, ils ont opté pour le moyen format argentique ! Ce petit texte a pour but de vous sensibiliser aux appareils et à leur utilisation en studio, leurs avantages et inconvénients, différences par rapport à un reflex numérique. Comme vous le savez certainement les appareils moyens formats numériques et leurs accessoires sont fabriqués à très peu d’exemplaires. Ils sont hors de prix et le gain en qualité d’image (les capteurs mesurent moins de 37 x 49mm), par rapport à un reflex numérique haut de gamme (un 36 ou un 50 MP MP par exemple), n’est pas flagrante. Pour l’argentique c’est une toute autre histoire. Les studios photo professionnels, pour des raisons de rentabilité, ont quasiment tous migrés vers le numérique ceci à notre plus grand bonheur. Nous trouvons sur le marché,  en occasion, un nombre très élevé de boitiers MF à des prix vraiment attractifs.  Ainsi les MF présentent le paysage le plus varié comparé à l’uniformisation des boitiers 24x36mm, la diversité de leurs formes physiques et optiques présente une rafraichissante variété. Je me devais de vous informer de cette opportunité sachant que le vaste stock actuel de reflex MF argentique sur le marché n’est pas éternel. Je vais commencer par les points négatifs  ce qui pourra éventuellement vous détourner définitivement de cette approche : Les boitiers MF argentique les plus adaptés au studio sont lourds et peu utilisables à main levé ; dans 90% des cas vous travaillerez sur trépied Vous avez l’habitude de réaliser 250 photos lors d’une séance avec votre reflex numérique. En argentique vous vous limiterez à quelques 3 à 6 rouleaux format 120 de 12 ou 10 poses ce qui fait au total un maximum de 72 images Vous préférez la couleur : bien qu’il soit tout à fait possible de réaliser de très belles images en couleur, le prix de revient de chaque image s’envole : en effet en plus des films qui coûtent 2 à 4 fois plus cher vous devrez confier vos pellicules à un bon labo ce qui ne court pas les rues Vous êtes pressé, la post-production n’est pas votre truc. Une fois la prise de vue réalisée le travail ne fait que commencer : il faudra développer vos films noir et blanc, les numériser. Ensuite et seulement commence les retouches (avec Photoshop ou GIMP) à moins bien sûr de disposer d’un labo argentique personnel agréable et performant , ce qui n’est pas une mince affaire à installer et à maîtriser : n’est pas tireur qui veut ! L’approche du sujet et le rendu sont très différents de ce que vous...

Choisir le bon grossissement du viseur pour le Leica M

Pourquoi ce choix est difficile Le choix du grossissement du viseur est décisif et dépend des objectifs que vous utiliserez (focales et ouvertures maxi). Aucune modification du grossissement du viseur ne peut-être envisagée par la suite en atelier. Un même boitier Leica M ne permet pas d'utiliser efficacement  tous les objectifs compris entre 28 et 135 mm. Il est parfois difficile de régler précisement la mise au point quand la profondeur de champs est réduite (focale longue et/ou grande ouverture). En fonction du grossissement du viseur le cadre du 28mm ou du 35mm peut apparaître trop large donc difficile à visualiser dans sa totalité (surtout pour les porteurs de lunettes, ce qui est le lot de la majorité des séniors !) Le cadre du 90mm ou du 135mm est parfois trop petit rendant le cadrage imprécis. Il faut définir préalablement votre pratique utilisation habituelle de courtes focales ou préférence pour le  50 mm avec parfois utilisation des plus longues focales (75mm, 90mm...

Comparatif scanners de négatifs (suite et fin)

Les deux scanners professionnels Hasselblad Flextight X1 et X5 Les scanners Hasselblad Flextight X1 et X5 sont conçus tous les deux à partir d’une même base : un tambour virtuel breveté, couplé à un système optique vertical. L’absence de verre entre le négatif l’optique garantie une qualité maximum et la planeité des négatifs est préservée. Le format maximum est de 10 cm x 24,5 cm ce qui ne l'empêche pas d'étre époustouflants en 24 x 36 mm Les deux modèles sont proches dans leur fabrication mais le X5 est à la fois plus rapide, plus doux et...

Comment pousser un négatif avec du Rodinal

Pour pousser un film noir et blanc argentique à 1600 Iso (voir 3200 Iso) vous avez plusieurs solutions. La plus sage semble être de prendre un film comme la Kodak T-Max 3200 avec son révélateur T-Max (film assez cher au demeurant : 11 euros). Etant adepte de la Tri-x et ayant eu connaissance de l'utilisation du Rodinal en Stand développement, j'ai voulu essayer en 1600 Iso (le film Tri-X a une sensibilité nominale de 400 Iso). Le rodinal : une formule souple, simple et économique Le rodinal "classique" est un révélateur liquide concentré très connu qui s'utilise, en fonction des besoins, à une dilution de  1+25, 1+50, 1+100 voir 1+200. Sa formule étant assez ancienne et simple  elle ne comporte pas, dans sa composition chimique, de composant  permettant de diminuer le grain. Ses caractéristiques particulières permettent de prolonger la durée de développement tout en conservant un contraste moyen. Rappel : les révélateurs qui diminuent le grain du film argentique appelés aussi "révélateurs à grain fin"  (comme le Kodak D76)  génèrent, par effet induit, une perte importante d'acutance. Le rodinal, qui a été conçu avant l'apparition du film 35 mm, ne comporte pas de sulfite de sodium dans sa formule . Ce révélateur possède trois particularités : Une acutance élevée (impression de netteté accrue) Un effet compensateur avec du détail dans les hautes et basses lumières Un contraste contenu avec des demi-teintes Un grain assez important Ce révélateur est reconnu pour convenir aux films peu sensibles comme la T-max 100 et aux négatifs moyen ou grand format (6x6 cm, 6x7, 6x9, 4x5'', 9x12, 13x18...