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La prise de vue en studio en argentique

Certains photographes choisissent de travailler en argentique ce qui ne pose pas de problème particulier en moyen format ou en 24×36.

Par contre le travail à la chambre en grand format (plans films 4×5, 13x18cm…), de part sa lenteur, ne permet pas de travailler lors de séances de groupe (avec 4 ou 5 participants) car il y a trop d’attente.

Les appareils couramment utilisés

Certains appareils sont plus orientés studio que d’autres ; c’est le cas des reflex Mamiya RB 6×7 ou RZ qui possède un dos rotatif (au choix format portrait ou paysage avec affichage des cadres correspondants dans le viseur), les Hasselblad de la série 500 sont plus chers et un peu vieillissants mais toujours très appréciés en studio.

  • Mamiya RB67 SD
  • Hasselblad 500 CM et 503 CW
  • Rollei 6008
  • Rollei SL66
  • Rolleiflex bi-objectifs
  • Yashica Mat 124G
  • Mamiya C220 et C330
  • Nikon FM et FM2
  • Nikon FA
  • Nikkormat
  • Leica M6 et M7

Concernant le déclenchement des flashs de studio : vérifiez vos contacts !

Tous les boitiers argentiques après 1970 fonctionnent parfaitement en studio pourvu que l’on arrive à déclencher les flashs soit avec un cable synchro soit avec un déclencheur radio Elinchrome Skyport. Vérifiez votre contact électrique ; si oxydation nettoyer avec de l’alcool à 90°. Entre 1950 et 1970 les boitiers possédaient tous 1 ou 2 prises synchro pour brancher un cable de flash, en cas d’oxydation une goutte d’un produit comme le wd40 doit faire l’affaire.

Concernant les objectifs

L’idéal est un court télé muni d’un pare-soleil (par exemple un 127 mm sur un Mamiya RB67  ou un 150 mm sur un Hasselblad 500 CM), mais un objectif standard (équivalent 50 mm sur un full frame) fonctionnne également très bien pour le nu, la mode ou le portrait en plan américain. Une caractéristique à ne pas négliger pour les objectifs est leur résistance au flare notamment avec un éclairage type clair-obscur.

L’utilisation d’un trépied est recommandée en moyen format pour plus de confort

En studio, un Hasselbad 500 CM est plus agréable à utiliser sur trépied, le cadrage est plus précis et on peut quitter des yeux le viseur pour se concentrer sur l’expression du modèle. C’est également le cas avec un Mamiya RB, un RZ ou un Pentax 6X7, ces moyens formats sont de plus trop lourds à main levé.

Si vous utilisez un télé la visée est moins lumineuse. La mise au point est plus difficile à réaliser, sans parler du poids accru de l’objectif (par exemple un 150 mm sur l’Hasselblad 500 C, un 180mm sur le Mamiya RB67, un 200mm sur le Pentax 6×7).

Quel film noir et blanc utiliser en moyen format (6×6, 6×7, 6×8…)

En noir et blanc je recommande l’excellent film 120 Foma “Classic” 100 Iso qui est très proche de l’ancien Agfa APX 100 . Le grain est ultra fin et la gamme de gris très riche et subtile. Ce film s’accomode tout particulièrement du révélateur rodinal (ou R09 one shot son meilleur clone) qui pourra être développé avec une dilution 1+50   7mn 30 à 20°C.

Quelle réglage pour l’exposition

On travaille généralement au 1/125 s à F8 voir F5.6 à 100 Iso. En noir et blanc argentique il est conseillé de surexposer d’un demi diaphrame.
Attention certains boitiers avec obturateur à rideaux ont une vitesse de synchronisation plus lente ; c’est le cas notamment des Leica M : 1/50 s et du Pentax 67 : 1/30 s…  Un petit rappel : les appareils munis d’un obturateur central synchronisent normalement au flash à toutes les vitesses.

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