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	<title>Archives des Histoire de la photographie - Studio-Plus</title>
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	<description>Stage Photo Studio - Maîtrisez vos talents de photographe</description>
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	<title>Archives des Histoire de la photographie - Studio-Plus</title>
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	<item>
		<title>André Dienes</title>
		<link>https://www.studio-plus.fr/histoire-de-la-photographie/andre-dienes.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Émilie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2020 00:04:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire de la photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>André  Dienes est né en 1913 dans la commune de Turia en Transylvanie, aujourd’hui partie de la Roumanie. Suite au décès tragique de sa mère, il part, du haut de ses 15 ans, vers l’Europe à pied (un peu comme l’aura fait le sculpteur Brancusi)...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="itemIntroText">
<p>André  Dienes est né en 1913 dans la commune de Turia en Transylvanie, aujourd’hui partie de la Roumanie.</p>
</div>
<div class="itemFullText">
<p>Suite au décès tragique de sa mère, il part, du haut de ses 15 ans, vers l’Europe à pied (un peu comme l’aura fait le sculpteur Brancusi) pour se retrouver en Tunisie à faire de petits boulot.</p>
<p>Il achètera son premier appareil photo Rétina 35mm et prend alors goût à la photographie.</p>
<p>Dès 1933, il arrive à Paris et je peux imaginer qu’il se fasse aider par la nombreuse communauté d’origine hongroise dans la capitale française.</p>
<p>Il y a là des gens déjà connus comme Brassai venus de Brasov et Charles Rado, ces deux vont créer l’agence Rapho.</p>
<p>Il y a d’autres artistes d’origine hongroise que vous pouvez re-découvrir au long de ces causeries.</p>
<p>Peut- être aussi une relation avec Ergy Landau, adepte du Rolleiflex ? (Causerie à venir.)</p>
<p>Avec son nouveau appareil, il travaille pour le  journal Humanité et pour Associated Press.</p>
<p>Certainement aux puces parisiennes, vous aurez la chance de trouver ces journaux d’époque avec les clichés de André De Dienes, une modification patronymique pour être mieux perçu ?</p>
<p>Nous savons que Paris est la capitale de la mode, plus vrai encore dans ces années d’avant- guerre.</p>
<p>Son travail de reporter lui fait rencontrer alors Edward Molyneux , le chef d’entreprise connu des parfums Capitaine Molyneux et une suggestion de traverser l’Atlantique pour aller travailler pour les grandes revues de mode, Vogue, Life, Esquire….</p>
<p>Voila donc notre émigré venu des Carpates après des années dignes de film rocambolesque travaillant un sujet dont il a rêvé enfant. Les indiens. Les Hopi, les Navajos, les Apaches. Aussi Harlem et la rue</p>
<p>NAVAJO »— by Andre de Dienes (Right)— Because it has caught the true beauty of the American Southwest, with its cloud-swept skies, its freedom and romantic wildness — <strong>dans Life du 12 mai 1941</strong>.Je vous invite à lire l’archive plus loin .Une scène  d une danseuse avec la jupe enlevée par le vent…tiens tiens par un autre photographe …..</p>
<p>Cela lui permet de faire un travail rémunérateur et de se constituer des archives pour plus tard. Nous sommes alors en 1938 pour enfin voir le jeune homme se stabiliser en 1944 à Hollywood pour faire de la photographie de studio , Brando, Fonda , Reagan , Liz Taylor , tant d’autres devant son objectif, la photo glamour.</p>
<p>Un jour de 1945, André De Dienes est dans sa chambre dans un hôtel d’Hollywood au nom charmant de <strong>Jardin d’Allah</strong> !</p>
<p><u>Lisons quelques extraits de ses mémoires</u> :</p>
<p>C&rsquo;est là que, un jour, une certaine Norma Jeane Baker, 19 ans, « entre dans sa chambre vêtue d&rsquo;un pull rose pâle moulant et, avec un ruban rose dans les cheveux ».</p>
<p>Dienes trouve qu&rsquo;elle ressemble à « un ravissant lapin de Pâques ».</p>
<p>Ils décident de partir en voyage ensemble pour effectuer dans les vastes étendues de l&rsquo;Ouest des portraits glamour et des photos déshabillées.</p>
<p>Des images prises lors d’un voyage marathon vers la Vallée de la Mort et le Middle West, lui conduisant  elle se reposant dans un lit aménagé dans la Buick et des photographies avec son Rolleiflex qu’il trouve maniable, réglant la durée d’exposition et le diaphragme sans trop regarder dans le viseur.</p>
<p>« Il veut la beauté et l’ordre dans la composition avec une vitesse élevée pour ne pas perdre la spontanéité de la pose ou du mouvement ».</p>
<p><strong>Une étoile est née</strong><br />
Cette Norma Jeane Baker, femme enfant deviendra <strong>Marylin Monroé</strong> , quelques temps après la première couverture du magazine du Family Circle d’avril 1946 toujours sous le nom de Norma Jeane mais la voila lancée. On connait la suite …….. !</p>
<p>André de Dienes parlera avec pudeur de sa relation intime avec le sexe symbole américain et ils resteront amis toute leur vie</p>
<p>Nous retrouvons ses images de nus dans les revues comme Nus  France  ca 1950 dans laquelle il est présenté comme photographe américain dont les images sont superposées comme des sentiments, des désirs et des rêves informulés.</p>
<p>Une maîtrise des photomontages et sandwiches de négatifs de nus comme ceux des photographes Jean Moral ou Paul Facchetii par exemple, dans le goût de la période.<br />
Une multitudes de livres de nus comme Western Akt Stephenson Verlag 1967 avec une mise en page très intéressante entre des clichés d’indiens, ceux pris dans ses précédents voyages et ceux du modèle payé pour une journée marathon, en partant tôt le matin pour revenir le soir harassé avec des bobines de film 12 et le Rolleiflex avec filtre jaune.</p>
<p>André De Dienes  nous quittera   en 1985.</p>
<p>Quelques images vues sur le marché de la photographie :</p>
<p><strong>Andre de  Dienes, Nude Montage « Untitled », 1955</strong></p>
<p><strong>Andre de  Dienes, Nude « Untitled », 1960</strong></p>
<div>Ellge 2012   (Louis Guermond est sur Facebook)</div>
<div><strong><u>Lecture du site :</u></strong>  www.photoicon.com/online_features/34/</div>
<p><u><strong>Publications :</strong></u></p>
<ul>
<li>De Dienes, André. Andre de Dienes: Marilyn. Los Angeles, Cologne: Taschen, 2006</li>
<li>De Dienes, André. Andre de Dienes: studies of the female nude. Santa Fe, NM: Twin Palms Publishers, 2005</li>
<li>De Dienes, André. Marilyn by Andre de Dienes. 2001</li>
<li>De Dienes, André. Marilyn, mon amour: the private album of André de Dienes, her preferred photographer / André de Dienes. New York: St. Martin’s Press, c1985</li>
<li>De Dienes, André. Nude variations / André De Dienes. Garden City, N.Y.: American Photographic Book Pub. Co., c1977</li>
<li>De Dienes, Andre. Nudes, my camera and I. London, Focal Press, 1973</li>
<li>De Dienes, André. The Glory of de Dienes Women / Andre De Dienes. Elysium, 1967</li>
<li>De Dienes, André. Natural nudes. New York, Amphoto [c1966]</li>
<li>De Dienes, André. Sun-warmed nudes. [Los Angeles]: Elysium, [1965]</li>
<li>De Dienes, André. The nude / Andre De Dienes. London : The Bodley Head, 1961</li>
<li>De Dienes, André. The nude. New York, Putnam [1956].</li>
</ul>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Aurel Bauh</title>
		<link>https://www.studio-plus.fr/histoire-de-la-photographie/aurel-bauh.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Émilie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Feb 2020 09:57:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire de la photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Petit Paris, comme on appelait encore Bucarest dans les années 1930, est bien rendu dans le livre de photographies par Les éditions d’état pour la littérature et les arts Bucarest 1957. Voici ce qu&#8217;on peut lire en français dans la préface sous la plume...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="itemIntroText">
<p>Le Petit Paris, comme on appelait encore Bucarest dans les années 1930, est bien rendu dans le livre de photographies par Les éditions d’état pour la littérature et les arts Bucarest 1957.</p>
</div>
<div class="itemFullText">
<p>Voici ce qu&rsquo;on peut lire en français dans la préface sous la plume de l’écrivain poète Tudor Arghezi :</p>
<p>« L’artiste dont l’objectif a saisi d’une façon si harmonieuse les angles et les perspectives de Bucarest avec son goût et son talent unique dans l&rsquo;art de portraiturer un paysage et d’en fixer l’image, cet artiste s’appelle Aurel Bauh »</p>
<p>Ce Bucarest qui n’a pas encore souffert les affres d’une politique, ou disons qui a souffert d’une absence de politique, est encore proche de sa grande sœur Paris.</p>
<p>On y voit, entre autre, l’hôtel Athénée Palace construit par Bradeau ou la Caisse d’Epargne construite par Paul Gottereau…. etc&#8230;</p>
<p>Pas seulement la patte française bien sûr, mais quand même, une influence qui vient de là-bas mais aussi de magnifiques bâtiments dessinés par des architectes roumains de qualité comme Savulesco, Berindei ,Storck et j’en oublie&#8230;</p>
<p>Un parcours au rythme lent de clichés bien cadrés via l’histoire du 16 ième siècle avec l’église Curtea Veche, le musée des antiquités, les maisons d’habitation modernes du quartier Ferentari ou le stade Dynamo…etc .</p>
<p>Un travail de photographe qui maîtrise la photographie d’architecture, un témoignage daté de 1957, pour ceux qui ont la lourde charge de sortir cette magnifique ville du chaos où elle est tombée aujourd’hui  par ……les erreurs de l’histoire.</p>
<p>Aurel Bauh avait son studio rue Popa Rosu, pas très loin de Calea Victoriei, une des artères les plus importantes de la ville, pas très loin du fameux café hôtel Capsa dont l’ambassadeur français Paul Morand disait en 1943-44 que c’était le cœur de la ville (comme une ambiance culturelle des années Montparnasse).</p>
<p>Il est curieux alors que seulement un livre  resterait comme preuve du travail de ce photographe.</p>
<p>Il a bien fourni des photos de terrain pour la revue Sociologie Romaneasca avec un travail apprécié par son ami Anton Galapentia , le rédacteur en chef qui passera, avec grands risques , à  un membre de la famille Bauh, de confession juive, l’aide financière de Aurel .</p>
<p>Il a bien illustré Oameni si carbuni in Valea Jiului Editura de Stat 1947 par l’écrivain Geo Bogza, un des théoriciens de l’avant garde roumaine.</p>
<p>Dans son studio, il a bien du faire des portraits des hommes en vue de Bucarest, des intellectuels ou des artistes et aussi des cartes postales comme l’ont fait ses collègues de l’Association des Artistes Photographes de la République Populaire Roumaine dont il est membre fondateur en 1956.</p>
<p>Très peu de traces si ce n’est un témoignage de la photographie, d’un des critiques tout puissant de l’époque vêtu de son uniforme soviétique, exposée dans la vitrine du studio.</p>
<p>Ce critique s’appelle Jules Perahim, maître du surréalisme qui finira ses jours en France (2008) en y retrouvant sa liberté de penser dès 1969.</p>
<p>Tiens donc, on reparle de Paris. Et si Aurel Bauh (Bauch) avait connu la ville lumière ?</p>
<p>Et bien oui et le mystère devient encore plus épais.</p>
<h2>Paris 1920-1934 ?</h2>
<p>Des photos en ventes sur www.arcadja.com/auctions/it/bauh_aurel/prezzi-opere/358436/</p>
<p>Des titres : amphithéâtre de la faculté de médecine, nu féminin, sans titre/pieds nus, les têtes de poissons</p>
<p>Le marché de la photographie nous met sur la piste.</p>
<p>Quelques images, de plus en plus recherchées sont en plein dans cette modernité photographique comme le montre l’exposition de la MNAC de Barcelone avec une image signée Aurel Bauh 1929. Sans titre</p>
<p>El estadounidense Man Ray es el ejemplo más conocido de artista establecido en París, donde triunfó, igual que lo hicieran Brassaï, François Kollar, Germaine Krull o André Kertész. Otros artistas de la época establecidos en París y con obra en esta exposición del MNAC son Marcel Duchamp, Laure Albin Gillot, Aurel Bauh, Hans Bellmer, Pierre Boucher, Florence Henri, René-Jacques, Fernand Léger, Eli Lotar, Raoul Ubach, André Papillon, André Vingeau y René Zuber.</p>
<p>Il est donc au coté de beaucoup de ces photographes qui explorent aussi les nouvelles techniques comme la solarisation, le photogramme, la photo sans appareil photo, le direct sur la surface photosensible et aussi à coté de Fernand Léger avec qui il étudie.</p>
<p>Aura-t-il été aussi élève d’Archipenko sur les conseils de Léger dans les années 1920-1921 à Berlin comme l’indiquent certains indices ? Donc Bauh serait à Paris, déjà, dès 1920 ? Relations avec les roumains comme Brancusi et Tzara ?</p>
<p>Mais Assia Granatourof, la jeune modèle rayonnante de ses 20 ans , celle que décrira le sculpteur Despiau  comme ayant….« les épaules égyptiennes et le bassin grec »…. !</p>
<p>Cette ukrainienne d’origine dont le corps puissant sera couché, pour la ligne, sur le papier photographique par des artistes de renom dont je vous joins la liste.( photo à venir dans la causerie Ergy landau)</p>
<ul>
<li>Aram Alban,Laure Albin-Guillot,Aurel Bauh,Nora Dumas,Rémy Duval</li>
<li>Germaine Krull,Ergy Landau,Dora Maar,Harry Meerson,Jean Moral</li>
<li>Roger Parry,Rogi André,Roger Schall,Emmanuel Sougez</li>
</ul>
<p>Donc Aurel Bauh est à Paris dans ces années si importantes pour l’histoire de la photographie européenne et il revient pour créer son studio à Bucarest en 1934 ?</p>
<h2>Bucarest 1934-1961</h2>
<p>Aura-t-il eu raison, fut il forcé de revenir,que savait-il de l’avenir qui allait assombrir les cieux roumains ?</p>
<p>Il semble qu’il n’ait du, qu’à sa qualité d’excellent professionnel et à son réseau d’amitié, de pouvoir continuer son métier, tout en faisant l’objet d une certaine surveillance par les sbires de la sinistre Securitate de Ceausescu.</p>
<p>Cela expliquerait-il le silence sur le travail de l’artiste ?</p>
<p>Selon la veuve de Ilarie Voronca, le poète d’avant-garde, Aurel Bauh l’a photographié à une terrasse de Montmartre quelques temps avant sa maladie.</p>
<p>Voranca décédera en 1946 donc avant le durcissement des facilités de voyages vers l’Europe de l’Ouest.</p>
<h2>Paris 1961-1964</h2>
<p>Il revient à Paris en tant que photographe free- lance et y meurt dans un accident, 64 ans après sa naissance en 1900 dans la ville de Craiova qui aura été récompensé cette même année par une médaille d’or à l’Exposition Internationale de Paris pour son projet de parc dessiné par l’architecte français Edouard Redont.</p>
<p>Les images de Aurel Bauh sont dispersées en France, en Allemagne et en Israël et dans des collections particulières.</p>
<p>Ses clichés, ses négatifs ont-ils disparus à jamais, détruits volontairement ou non ?</p>
<p>Peut être cette causerie photographique aura-t-elle la chance d’être lue et de provoquer un travail  de recherches plus ample ?</p>
<ul>
<li>http://www.actuphoto.com/photographes/biographies/aurel-bauh-12396.html</li>
<li>http://www.cornelyu.ro/blog_r/?p=1332 blog de Cornelyu</li>
<li>A trouver : Arts et Métiers graphiques 1936</li>
</ul>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Un maître du tirage noir et blanc</title>
		<link>https://www.studio-plus.fr/histoire-de-la-photographie/un-maitre-du-tirage-noir-et-blanc.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Émilie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2020 10:55:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire de la photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un maître du tirage noir et blanc : le roumain Gheorghe Lazaroiu Quand en 1962, Gheorghe Lazaroiu a commencé à photographier son entourage familial, il ne se doutait pas que la passion de la photographie l’accompagnerait jusqu’au dernier souffle de sa vie. Je suis témoin...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="itemIntroText">
<h2>Un maître du tirage noir et blanc : le roumain Gheorghe Lazaroiu</h2>
</div>
<div class="itemFullText">
<p>Quand en 1962, Gheorghe Lazaroiu a commencé à photographier son entourage familial, il ne se doutait pas que la passion de la photographie l’accompagnerait jusqu’au dernier souffle de sa vie.</p>
<p>Je suis témoin de ses dernières paroles sur son lit de souffrance auprès duquel nous avions encore échangé des idées de photographies dans son français de francophile sincère.</p>
<p>Il débutait donc en 1962 avec son Zénit 4 et installait son laboratoire improvisé dans son modeste appartement au fond d’une cour de la vieille ville de Sibiu.</p>
<p>A l’époque, il y avait peu de livres techniques et autres revues d’art photographique encore moins de possibilité de formation professionnelle.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, Gheorge Lazaroiu  voudra rester toujours un amateur sans soucis de gagner un sou  n’y même un juste remboursement de ses frais.</p>
<p>Il vivra très modestement de 1954 à 1990 de son salaire de professeur ou journaliste dans une époque politique non favorable.</p>
<p>Je me souviens qu’en 2003, il sortait de sa poche et de sa retraite de misère quelques lei pour payer des timbres postes et répondre à des participants au concours international de Sibiu, concours aux cimaises FIAP dont il détiendra un titre honorifique.</p>
<p>Que dire des 1400 prix nationaux et internationaux, des médailles venant de tous les continents AFIAP, EFIAP, PSA, FPSG, son armoire était pleine de médailles d’or, bronze, drapeaux, rubans etc.</p>
<h2>Le travail en laboratoire le passionne</h2>
<p>Il expérimente les procédés de solarisation, de collage, de masquage à peu près illimités.</p>
<p>Il excellera, après des nuits blanches, des jours de gel oubliant de manger mais tirant sur son éternelle cigarette qui le tuera.</p>
<p>Ses images, d’une facture classique à partir d’un cliché noir et blanc d’un paysage, un portrait ou une nature morte, deviendront une métaphore ou un essai poétique.</p>
<h2>A partir des années 1980, utilisant son Pentacon Six TL</h2>
<p>Il deviendra alors maître de son film celluloïd 6/6 avec densité pour des grattages, des superpositions et des high keys.</p>
<p>En 1995, il répondait  au questionnaire de Mr Auer, utilisant sa vieille machine à écrire  qui lui aura tant servi (ses courriers au papier carbone) à propos de son entrée dans <strong>L’encyclopédie internationale des photographes de 1839 à nos jours.</strong></p>
<p>En 2004, grâce au soutien du Cercle d’Action Culturelle et Européenne de Bordeaux, les PTT éditeront un timbre de 0.50 euro avec une de ses images favorites <strong>« <em>Un grand merci</em> ».</strong></p>
<p>Aujourd’hui, bien que malheureusement ses œuvres n’aient pas eu la conservation nécessaire de la part de ses héritiers ni des autorités locales qui auraient pu faire entrer une partie dans les musées de la ville, ses photographies sont dans les collections du musée de la photographie d’Istanbul au Camera Club de Linz, au photo club de Lentini Italie et restées dans une vingtaine de photo club asiatiques.</p>
<p>Il aura été membre de l’association Image Sans Frontière.</p>
<p>Sans doute, il y aura aussi des images à Rambouillet, ville qui l’aura tant impressionné qu’ il m’en parla  des heures durant autour d’un petit café avec son éternelle cigarette dans le petit bar Doris du centre de Sibiu.</p>
<p>Rédacteur : L.Guermond Sibiu le 16 janvier 2011 , <span id="cloak54685">Ellge@clicknet.ro</span></p>
<p>Sous le ciel de Sibiu. Livre collaboration Gl-LG, « La Doris s-a nascut acest *copil* din marea noastra dragoste pentru Sibiu »   25 nov 2002</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Iosif Berman (1892- 1941)</title>
		<link>https://www.studio-plus.fr/histoire-de-la-photographie/iosif-berman-1892-1941.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Émilie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jan 2020 18:09:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire de la photographie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.studio-plus.fr/?p=5136</guid>

					<description><![CDATA[<p>Fotografii: Biblioteca Academiei Române, Iosif Berman (arhiva Radion Chiaburu, arhiva Luiza Berman) Priveghi în curte într-un sat din Drăguş, Braşov  Sursa: „Iosif Berman: A Photo Album” / Arhiva de imagine a Muzeului Ţăranului Român Encore un photographe dont l’oeuvre mériterait d’être redécouverte dans le cadre...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="itemIntroText">
<p>Fotografii: Biblioteca Academiei Române, Iosif Berman (arhiva Radion Chiaburu, arhiva Luiza Berman)</p>
<p>Priveghi în curte într-un sat din Drăguş, Braşov  Sursa: „Iosif Berman: A Photo Album” / Arhiva de imagine a Muzeului Ţăranului Român</p>
<p>Encore un photographe dont l’oeuvre mériterait d’être redécouverte dans le cadre de l’histoire de la photographie européenne.</p>
<p>Cet homme à l’esprit vif et de bon humeur, voir blagueur, a vécu des événements qui ne sont pas toujours perçus en occident, alors reprenons quelques éléments dans les différents textes que des journaux, blogs et revues roumaines portent à notre connaissance.</p>
<p>Le père Berman est un juif qui s’est battu pendant la guerre d’indépendance de 1877.</p>
</div>
<div class="itemFullText">
<p>Il y gagnera la nationalité roumaine (pour notre lecteur, une petite visite sur la causerie Anatole Magrin…).</p>
<p>Son fils Iosif , notre jeune homme ,semble s’être inspiré des photographes ambulants dans sa région de Cernauti et le voila qui arrive à 19 ans à Bucarest (le Petit Paris) pour être photographe.</p>
<p>Il passe un concours et travaille alors pour le journal Gazeta Ilustrata.</p>
<p>Pendant la première guerre mondiale, il est alors enrôlé comme photographe aux armées et le front le conduit via Odessa jusque dans le nord du Caucaz  en plein dans la révolution russe. Perte de ses clichés, fuite vers Istanbul ou il reprend un travail de photo- reporter pour différents journaux européens.</p>
<p>De son périple russe, il revient marié avec Raisa et sa petite fille Luisa.</p>
<p>Après ses 4 années passées à Istanbul/Constantinople, de 1920 a 1924,  nous le retrouvons à Bucarest ou il travaille pour les journaux Adevarul et Dimineata après un  heureux concours de circonstance quand le français Victor Delbond ne peut répondre à la proposition de poste.</p>
<p>Ces années 1925-1940 sont les plus productives de notre photo- reporter, connu et apprécié de tous.</p>
<p>Tous sera bon pour passer devant l’objectif de son Contessa , tous les thèmes seront abordés avec le souci de photographier la réalité , souvent en jouant avec  les ombres  et les nuages. Aussi, il sera adepte du photomontage.</p>
<p>Nous retrouvons dans les archives de l’époque, l’incendie de magasin, le bottier au travail, les vendeurs de légumes ou les paysans, le roi Carol II et le maréchal Averescu, le marché aux puces,  les abattoirs et les sujets mondains etc. et surtout un travail conséquent sur le monde paysan à la demande du professeur Dimitrie Gusti, le fondateur du Musée du Paysan Roumain de Bucarest.</p>
<p><strong>Ci -après quelques liens où vous pourrez visualiser des archives de presse :</strong></p>
<ul>
<li>www.historia.ro/galerii-foto/iosif-berman-primul-foto-reporter-roman</li>
<li>www.historia.ro/galerii-foto/fotografiile-lui-iosif-berman-palatul-regal-mahalaua-bucuresteana</li>
<li>www.historia.ro/exclusiv_web/general/articol/fotografiile-lui-iosif-berman-palatul-regal-mahalaua-bucuresteana</li>
</ul>
<p>Ses images sont dans les archives des journaux Adevarul, Curentul, Realitatea Ilustrata, la Roumanie illustrée, Cuvantul liber, l’Indépendance Roumaine,National Geographic et le New York Times aussi comme correspondant chez Associated Press et Scandinavian Press.</p>
<p>Pourquoi  je mentionne ces journaux. ?</p>
<p>Tout simplement parce que les archives de ce photographe de presse ont été en majorité détruites  par les événements de Russie (peut être sont elles dans une cave à Moscou ?) quand il part vers Istanbul et surtout détruites et dispersés par l’embargo raciste du mouvement légionnaire des années  1940/1941.</p>
<p>Il en meurt probablement de chagrin .</p>
<p>Le grand historien Nicolae Iorga lui avait suggéré de changer le nom de Berman en Urseanu pour diriger un petit studio à Bucarest .</p>
<p>Triste prémonition , le grand homme sera assassiné par les légionnaires.</p>
<p>Un fonds d’archives photographique existe au Musée du Paysan Roumain et la bibliothèque de la Académie Roumaine à Bucarest ainsi que chez sa fille Luisa.</p>
<div>Ellge . Sibiu 2012  (Louis Guermond est sur Facebook)</div>
<div>
<p>NB : j’ai vu récemment un article dans la presse roumaine après que j’ai écrit cette causerie. Bon signe que l’on prenne conscience de ce patrimoine européen</p>
<p><strong>Quelques lectures et références :</strong></p>
</div>
<ul>
<li>2002  Exposition rétrospective, Palais Sutu de Bucarest</li>
<li>Iosif Berman „omul cu o mie de ochi“ &#8211; FOTO, Florentina Țone, historia.ro, accesat la 18 octombrie 2010</li>
<li>Iosif Berman sau viața în alb și negru a “omului cu o mie de ochi”, 31-01-2006, monitorulsv.ro, accesat la 18 octombrie 201</li>
<li>www.natgeo.ro/locuri-si-oameni/cultura/8672?start=2</li>
<li>Bibliografie Marian Petcu, Istoria Jurnalismului și a publicității în România, Polirom 2007</li>
</ul>
</div>
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		<title>Robert Moisy, photographe de choc ?</title>
		<link>https://www.studio-plus.fr/histoire-de-la-photographie/robert-moisy-photographe-de-choc.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Émilie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 09:22:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire de la photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Evidemment, ce titre de choc est provocateur ! Si peu d’informations sur ce photographe dont un album qui porte son nom, PHOTOS   MOISY, me tombe, de l’étagère du bouquiniste, entre les mains. Un bel album in-8  225 x 300mn, images sépia tirées sur papier bistre...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="itemIntroText">
<p>Evidemment, ce titre de choc est provocateur !</p>
<p>Si peu d’informations sur ce photographe dont un album qui porte son nom, PHOTOS   MOISY, me tombe, de l’étagère du bouquiniste, entre les mains.</p>
</div>
<div class="itemFullText">
<p>Un bel album in-8  225 x 300mn, images sépia tirées sur papier bistre réalisé par la direction de l’information du commandement en chef français en Autriche  en 1946 et dont la préface signée par P.W. a des accents lyriques.</p>
<p>Les photos de cet album ont été prises par un correspondant de guerre qui sait comme Corot que la moitié d’un tableau est faite lorsque l’on en a judicieusement choisi l’emplacement.</p>
<p>Les pages 9 ,12 et 22 reproduisent des scènes de combat lorsque les hommes risquent leurs vies à l’abri d’un char sous la mitraille.</p>
<p>Le photographe, à l’instar du roumain  Carol Popp de Sathmary ou de l’américain d’origine hongroise Robert Capa, n’est pas loin du boulet, de la balle ennemie.</p>
<p>Engagé dans les F.F.L, ce soldat photographe sera à Monte Cassino, suivant le général de Lattre de Tassigny de Provence à Innsbruck avec..…Germaine Krull, dont l’œuvre photographique est mondialement connue et appréciée. Quelle rencontre !</p>
<p>L’album nous montre très vite des images de paix, probablement voulu par les services de l’information et alors Robert Moisy confirme son sens de l’esthétique, les sens des valeurs des plans et des formes.</p>
<p>Suit une série de portraits apaisés de villageois autrichiens, de paysages enneigés et un Tyrol immuable. Aussi pour finir, des tirages d’une France des années 1950 si bien vue par des Brassai, et autres artistes dits humanistes.</p>
<p>Je retiendrai l’image de la page 66 quand une ombre passe la grille d’un couloir obscur avec en fond une balustrade d’un escalier qui conduit, sans doute , à un rendez vous secret  ?  Une magnifique image.</p>
<p>Nous sommes donc en 1946 quand les clameurs de la guerre se sont tues, loin des événements de 1941 que le photographe aurait mis sur la pellicule, les généraux  Pétain et Darlan, pour l’histoire  et aussi loin de cet hiver de 1945, quand le premier groupement de choc du lieutenant colonel Gambiez  s’entraîne en Franche Comté.</p>
<p>Photos auprès de l’établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense (ECPAD) :<br />
http://www.ecpad.fr/le-1er-groupement-de-choc-du-lieutenant-colonel-gambiez-en-franche-comte#2</p>
<p>Notre photographe confirmera les beautés  du Tyrol puisque ses images du cloître de Schwaz seront utilisées dans l’ouvrage de Boris Lossky en 1950.</p>
<p>‎Les fresques du Cloître Franciscain de SCHWAZ (Tyrol) Paris, Belles Lettres, 1950. In-folio, broché, couv. impr. ‎</p>
<p>‎Le photographies hors texte sont de Robert Moisy et Richard Schimann.C&rsquo;est le plus riche ensemble d&rsquo;anciennes peintures que possède le Tyrol Septentrional.</p>
<p>Comme la région du Beaujolais dans l’album qui porte ce nom.</p>
<p>De belles vigneronnes y cueillent les grappes du bon vin décrit par léon Daudet. Des images en couleur  du bonheur.</p>
<p>Ces couleurs que l’on retrouve  dans les albums du moment comme ceux des éditions Del Duca :<br />
http://www.sokrates-digital.de/php_skripte/detailseite.php?ID=AQ+808128&#038;PHPSESSID=b877ed62b4f48088e08a75e3622b78ea</p>
<p>Je retrouve des informations dans un ouvrage  collectif de 1953 ou , à coté de Blanc et Demilly, Papillon et la hongroise Ergy Landau (dont je parlerai dans une autre causerie), notre photographe est présent pour des images de paix.</p>
<p>Nutrition et hygiène de l’enfance édité par les Etablissements Jacquemaire.</p>
<p>Voila donc encore un de ces professionnels de la photographie qui a vécu des moments qui ont marqué l’histoire contemporaine. Ses photographies de choc sont-elles connues ?</p>
<p><strong>Vos lectures ou témoignages complémentaires seraient les bienvenus pour compléter cette causerie !</strong></p>
<p>Avant de clôturer cette causerie, je ne peux  m’empêcher de faire quelques lignes sur un autre photographe de choc qui a laissé son nom dans ce domaine.<br />
Il s’agit de Marc Flament , connu surtout pour ses images pendant la guerre d’Algérie,  images conservées à l’ECPAD du fort d’ Ivry. Le prix Marc Flament  est organisé par le ministère de la défense et Paris Match.<br />
L’œuvre de Marc Flament est impressionnante et mériterait d’être relue. Un autre Robert Capa ?</p>
</div>
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		<title>Bazil Roman (1913 -1993)</title>
		<link>https://www.studio-plus.fr/histoire-de-la-photographie/bazil-roman-1913-1993.html</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Émilie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jan 2020 02:18:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire de la photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les murs de trois pièces du musée de l’or , qui se trouve dans l’enceinte de la société Rosiamin (Etat roumain) au bas de la commune de Rosia Montana, sont recouverts de photographies noir et blanc de format 30&#215;40 cm. Un choc ! Ces images...</p>
<p>L’article <a href="https://www.studio-plus.fr/histoire-de-la-photographie/bazil-roman-1913-1993.html">Bazil Roman (1913 -1993)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.studio-plus.fr">Studio-Plus</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="itemIntroText">
<p>Les murs de trois pièces du musée de l’or , qui se trouve dans l’enceinte de la société Rosiamin (Etat roumain) au bas de la commune de Rosia Montana, sont recouverts de photographies noir et blanc de format 30&#215;40 cm.</p>
</div>
<div class="itemFullText">
<p>Un choc !</p>
<p>Ces images pour certaines reconditionnées datent des années 1935 -1948 et ont été réalisées par  monsieur Bazil Roman.</p>
<p>Les informations sur cet artiste sont assez rares même si deux livres reprennent une partie de ses images dans un contexte plutôt scientifique et ethnologique dans le cadre de la situation particulière de cette région dans les montagnes Apuseni ou un gisement d’or, reconnu encore comme les plus important d’Europe, fait l’actualité économique, sociale et politique depuis une dizaine d’années .</p>
<p>Cette région aurifère, avec sans doute d’autres minerais, fait l’objet de convoitises déjà depuis les Daces, l’empire romain, l’empire des Habsbourg ou sous le régime de Ceausescu et maintenant lors d’une actualité brûlante !</p>
<p>Deux livres en rupture de stock :</p>
<ul>
<li>1) Bazil  ROMAN, A SINTIMBREAN, V WOLLMANN  AURARII DIN MUNTI &#8230;EDITURA SPORT TURISM, 1982</li>
<li>2) Bazil Roman. Fotograful aurarilor din Tara motilor-Muntii Apuseni  Aurel Sintimbran,Horia Bedelean,Aura Bedelean .Editura Altip 2008.</li>
</ul>
<p>Alors, pourquoi ai- je eu ce choc en regardant ces photos jaunies ? Clairement, la présentation de ces photographies est faite avec des moyens limités ayant besoin d’un intérêt plus marqué de la part d’autorités culturelles et politiques  puisque au delà du caractère informatif, nous avons affaire a un grand de la photographie qui a été un témoin talentueux avec son Rolleiflex ou son Voigtlander.</p>
<p>Sa chronique illustrée d’environ 6000 clichés est d’une valeur exceptionnelle, pas seulement parce qu’elle décrit le monde des petits propriétaires de mines, ce monde qui disparaîtra avec l’arrivée des expropriations et d’une certaine industrialisation, dès 1948.</p>
<p>Etant natif de la région , son frère lui-même mineur , notre artiste accompagnera  les hommes, les femmes et les enfants qui manient la pioche , la pelle ,la battée ou le tamis et portent le panier sur le dos dans la galerie étroite ou dans les alluvions de la rivière.</p>
<p>Le photographe est là le matin très tôt quand les hommes montent vers les mines, (belle image de silhouettes des corps reposés), quand il fait frais dans la galerie humide ce qui donnera des problèmes de santé trop tôt, quand les mineurs se reposent en mangeant leur repas frugal.</p>
<p>Beaucoup des images présentées sont assez statiques puisqu’il semble que la population voulait être immortalisée acceptant aussi le jeu du portait endimanché mais il y a aussi des plans larges sur le chantier en cours, sur le déplacement des chevaux tirant les troncs d’arbres, ces images qui, aujourd’hui, prouvent l’arasement des monts si l’on compare avec une maquette en relief datant de 1931.</p>
<p>La valeur de ces photographies est indéniable pour situer cette période d’extraction mais il me semble quelles  soient plus valeureuses que l’on croit en rappelant une pensée de Dorothea Lange « je devais faire en sorte que mon appareil enregistre tout ce qui chez ces gens était plus important que leur pauvreté : Leur fierté leur force, leur esprit »</p>
<p>Cette pauvreté qui était généralisée aussi dans les autres pays européens miniers  à cette période  mais ici , après la rémunération à chacun en fonction de son travail , le reste du minerai était vendu pour acheter du vin pour tous. Alors nous sommes bien loin d’un Lewis Hine qui utilisera la photographie pour dénoncer le travail des enfants, entre autre.</p>
<p>Tant mieux si quelques livres, quelques journaux et le Musée National d’Histoire et le Musée  National de l’Union de Alba Iulia, l’association Imart2010  de Budapest reprennent ces clichés qui ont été abandonnés pendant des années et tant mieux si des échanges pourraient avoir lieu avec des musées français de la mine qui ont une expérience reconnue en la matière.</p>
<p>Ce serait alors l’occasion d’en savoir plus sur Bazil Roman qui sera reconnu comme un grand artiste par ses pairs en 1956, au coté de Aurel Bauh dont j’ai parlé dans une précédente causerie, comme membre  fondateur de l’Association des Artistes Photographes Roumains. Curieusement, sa signature ne sera pas apposée devant notaire le 1 décembre 1956 ?</p>
<p>Il sera comptable et ira chaque année, bien qu’âgé vers Rosia Montana où il pratique en amateur.</p>
<p>A-t-il vu disparaître un monde dur  pour un autre plus cruel ?</p>
<p>http://salvati-rosiamontana.webs.com/rosiamontana19101948.htm</p>
<p>http://www.adevarul.ro/locale/alba_iulia/FOTO-DOCUMENT-Apuseni-perioada-interbelica_0_689931301.html</p>
<p>Je vous le disais . Un choc !</p>
<p>http://gremine.skyrock.com/7.htmlEnfants de la Mine</p>
<p>Janvier 1911, Pennsylvanie. Gamins de 12 à 13 ans, USA , « les galibots américains »<br />
Photographie : Lewis Wickes Hine</p>
<div>Ellge 2012   (Louis Guermond sur Facebook)</div>
<p>Le guide enthousiaste du musée de l’or Rosia Montana<br />
Dans la galerie de l’époque romaine, unique en Europe</p>
<p>Déjà en l’an 131.</p>
</div>
<p>L’article <a href="https://www.studio-plus.fr/histoire-de-la-photographie/bazil-roman-1913-1993.html">Bazil Roman (1913 -1993)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.studio-plus.fr">Studio-Plus</a>.</p>
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